Mon Bouddha Intérieur

Publié le par Aël

Mon Bouddha Intérieur
Je tente de me reconnecter à cette partie de moi qui a envie d’écrire. Je me sens éparpillée dans les mots. J’ai ouvert cette valise en métal où sont rangés mes écrits depuis des années, ceux que j’ai l’intention de reprendre, relire, corriger et voir ce que je peux en faire. Cette boîte est ma “déchetterie émotionnelle”. Pour transmettre tous ces maux, il faudrait que je recycle tous mes mots, afin qu’ils puissent toucher les âmes en résonance avec mes vibrations. Une transmission n’est pas une décharge publique. J’ai tellement de choses à dire que je ne sais pas par où commencer. Il va me falloir du temps pour remettre de l’ordre dans ces pages noircies. Depuis que j’ai ouvert ce blog, je viens tous les jours ajouter un article, une vidéo, une citation, quelque chose qui est venu me parler dans la journée, mais je n’arrive pas encore à partager avec moi-même ce qui s’écrit dans ma tête.

L’idéal serait d’écrire par télépathie, que mon cerveau soit directement connecté à mon blog et que mes pensées s’alignent toutes seules dès qu’elles apparaissent. La plupart du temps, c’est au réveil que les messages arrivent, quand je ne suis pas encore tout à fait réveillée, encore dans un état de conscience modifié. Je mets énormément de temps à me réveiller à cause de ces messages qui viennent doucement m’apprendre quelque chose sur ce qui se passe en moi ou sur mon entourage. Souvent c'est aussi sous la douche que je reçois des informations. C’est un peu comme si je recevais des enseignements d’une voix douce et bienveillante à l’intérieur de ma tête. Cette voix je l’ai appelée Tashi. Tashi est mon Bouddha intérieur, une partie de moi qui a vécu dans une autre vie, mais qui en fait est toujours là, pas très loin puisque le temps n’existe pas… vous le saviez non ? Que le temps n’existait pas ? Le temps a été inventé par l’être humain. Le seul moment qui existe c’est maintenant, à l’instant même où vous lisez. Il n’y a pas de passé, ni futur, tout est là en vous. Il suffit de se reconnecter à ces parties de Soi qui sont en nous. Certaines sont blessées et nous empêchent d’être nous-mêmes. Ce sont ces parties blessées que j’essaye de réintégrer en moi afin de recoller les morceaux du puzzle. Je l’ai fait toute ma vie inconsciemment, maintenant je tente de le faire consciemment pour libérer ces blessures qui m’empêchent d’avancer. Cette année , j’ai vraiment envie de me reconnecter à cette âme d’écrivain qui a envie de s’exprimer.

Depuis toute petite , j’ai observé la vie, mais je n’étais pas dans la vie. J’ai observé les êtres humains et je n’ai jamais compris leur fonctionnement. Je me sentais comme “E.T”, une extraterrestre sur Terre, triste de ne pas pouvoir retrouver les miens, triste de ne pas savoir “rentrer à la maison”. J’avais le sentiment de m’être trompée de famille puisque je ne comprenais pas ce qui se passait. Pendant longtemps, j’ai cru que j’avais été adoptée et que ma “vraie” famille allait venir me rechercher plus tard… quelle idée… quand on cultive la blessure d’abandon, même quand on naît dans sa famille biologique, on croit qu’on a été adopté parce que les mémoires d’abandon se réactivent très vite. Aujourd’hui, je sais maintenant que je suis venue soigner cette blessure pour mettre un terme à ce karma. D’ailleurs, c’est mon karma lui-même que je suis venue soigner, pour me libérer un maximum de ce qui m’entrave, de ce qui m’empêche d’être libre.

En tant qu’être humain, je pense qu’il n’y a pas vraiment de guérison sur ces blessures. J’ai la sensation qu’on apprend juste qu’elles existent, qu’elles font partie de notre histoire d’âme, et en prenant conscience qu’elles sont là, on s’aperçoit qu’elles ont moins d’emprise dans notre vie quotidienne. Dès que les émotions apparaissent, on apprend à les écouter, à les ressentir et à les laisser partir. Mais nous sommes tellement conditionnés dans cette vie terrestre que ces blessures se réactivent sans arrêt, au fil des rencontres et des situations. Plus on apprend à gérer nos émotions et mieux on vit ces moments difficiles, moins ils durent, mais, de là à ce qu’ils disparaissent de notre vie complètement… pour le moment je ne suis pas convaincue...
AËL
 

Publié dans Journal 2017

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